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Selon l’OIT, le franc fort finira par pousser les salaires vers le bas à l’horizon 2017

L’Organisation internationale du travail (OIT) publie son rapport phare. Son auteur principal évoque le risque d’une déflation salariale en Suisse, suite à l’abandon du taux plancher…

Les travailleurs qualifiés helvétiques gagnent au minimum 30 000 francs de plus par an que leurs voisins européens. Jusqu’à quand ? « A ce jour, la Suisse a su préserver l’emploi et éviter une déflation salariale, grâce aux accords passés entre les partenaires sociaux, relève Raymond Torres. Mais ces aménagements demeurent fragiles. A terme, la situation liée au franc fort risque de devenir intenable. »

Selon l’auteur principal du rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’emploi dans le monde, publié ce mardi, les changements macroéconomiques – levée du taux plancher en tête – que subissent les entreprises suisses pourraient, à terme, rendre insupportables les mesures, notamment de chômage partiel, mises en place au lendemain du 15 janvier. « Un processus continu de baisses en cascade des salaires pourrait survenir, à travers une généralisation des réductions ponctuelles des rémunérations, via un ajustement des conventions collectives de travail, prévient Raymond Torres. Couplé au chômage par la compression de la demande interne, cela déboucherait sur une spirale déflationniste dangereuse pour l’économie. » Toutefois, estime le spécialiste de l’OIT, « il y a fort à parier que les partenaires sociaux, conscients de ces risques, ne s’engageront pas sur cette voie ».

Combien de temps les secteurs les plus exposés peuvent-ils encore tenir, avant de se reposer la question des licenciements, voire de baisse des conditions de travail ? « Aucune mesure palliative ne peut durer éternellement. En moyenne mondiale, il faut compter un an à un an et demi pour que le marché réagisse et s’aligne définitivement aux nouvelles conditions-cadres », estime Raymond Torres. Et l’expert de l’OIT de nuancer : « Tout dépendra de la perception des acteurs. Du moment qu’ils estimeront que le franc fort est une situation pérenne et plus temporaire, ils vont devoir s’ajuster. » Traduction : le taux de chômage en Suisse risque d’augmenter, voire les salaires de décrocher.

Pour l’heure, la Suisse continue d’afficher un taux de personnes sans emploi parmi les plus faibles au monde (3,3% en avril dernier). « A cet avantage quantitatif, il faut ajouter une vertu qualitative: les relations entre employeurs et employés en Suisse sont relativement meilleures qu’ail­leurs dans le monde », souligne Raymond Torres. D’après l’expert de l’OIT, les salariés helvétiques sont aussi moins adeptes du travail temporaire – qui peut parfois être le reflet d’une précarité –, en comparaison internationale. « En revanche, c’est le pays où l’emploi à temps partiel [ndlr: tous secteurs et taux d’occupation confondus] est le plus prononcé », ajoute-t-il. Soit 25%, contre 15% aux Etats-Unis, 19% en Allemagne ou 11% en France. « La Suisse est aussi l’un des rares pays où il y a une volonté claire de donner des droits équivalents entre actifs à temps plein et à taux réduit », conclut Raymond Torres.

Auteur : Le Temps

Date de publication : 19/05/2015

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