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Libre-échange : la Suisse perd du terrain

La signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada est de mauvais augure pour la Suisse. Dans le cas où celui-ci est ratifié par les parlements nationaux, les entreprises helvétiques actives outre-Atlantique perdront un avantage compétitif par rapport à leurs concurrentes européennes…

… Et, dans certains cas, elles pourraient même se retrouver dans une situation désavantageuse. A Berne, l’inquiétude commence à grandir face à la volonté affichée par l’UE de renforcer sa politique commerciale avec ses partenaires économiques. 

Les accords de libre-échange (on en dénombre vingt-huit) constituent en effet un pilier de la politique économique extérieure de la Suisse. Ils permettent aux multinationales et aux PME helvétiques d’accéder plus facilement à des marchés étrangers, de sécuriser leurs investissements ainsi que la propriété intellectuelle et de diversifier leurs exportations. Au cours de ces dix dernières années, la Suisse a réussi à conclure, via l’Association européenne de libre-échange (AELE) ou sur une base bilatérale, des accords avec la Corée du Sud, le Canada, le Japon et la Chine. Des accords d’autant plus profitables qu’elle est parvenue à convaincre ses partenaires avant l’UE, permettant ainsi à ses entreprises d’obtenir un avantage concurrentiel important. 

Or, l’UE a commencé à rattraper son retard. D’abord, le 1er juillet 2011 est entré en vigueur un accord avec la Corée du Sud. Puis, le 30 octobre dernier, elle parvenait à s’entendre avec le Canada. Et elle compte désormais trouver un compromis avec le Japon d’ici à la fin de cette année. La Suisse se consolera avec l’avance qu’elle détient encore en Chine et avec l’échec prévisible du traité que les Européens négocient avec les Etats-Unis. Dans les prochains mois, ses diplomates redoubleront d’efforts pour devancer les Européens en Inde. Ce marché en pleine expansion représente des opportunités importantes pour l’économie helvétique. 

Le protectionnisme domine

Pour un petit pays comme la Suisse, l’ouverture des frontières aux marchandises et aux services est capitale. Or, le contexte actuel est plutôt défavorable. Au sein de l’Organisation mondiale du commerce, qui défend les principes du multilatéralisme, les négociations sont bloquées depuis de nombreuses années. Ce qui a poussé les Etats à chercher une parade par le biais d’accords régionaux de libre-échange. Mais aujourd’hui, les populations s’opposent avec de plus en plus de virulence aux ententes commerciales. A leurs yeux, la mondialisation profite davantage aux élites qu’aux classes populaires. La tendance est donc plutôt au protectionnisme. Cette évolution est inquiétante, surtout pour les entreprises suisses actives sur les marchés étrangers.

Auteur : Jean-Philippe Buchs, Bilan

Date de publication : 15/11/2016

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